Séminaire • Manières d’hériter • Séance 09 • Jeudi 29 janvier 2026 • 14h30

Un séminaire du laboratoire Inama coordonné par Muriel Girard  et  Matthieu Duperrex

Séminaire le jeudi 29 janvier 2026 • 14h30 • Laboratoire INAMA (Bâtiment R+7)

Inscription obligatoire : ici

Séance en hybride: 

https://marseille-archi-fr.zoom.us/j/96438877184

ID de réunion: 964 3887 7184

 

Ce séminaire de recherche s’attache au palimpseste spatial et temporel des territoires de l’Anthropocène sous l’angle des nouvelles écritures de l’écologie politique, de l’économie politique, de l’écopoétique, de l’anthropologie de l’espace, de la sociologie et de l’anthropologie du patrimoine et des attachements.

Chaque séance est l’occasion d’interroger différentes façons de composer avec le monde abîmé dont on hérite dans une perspective décoloniale, pluridisciplinaire et attentive à la diversité des types de recherche (fondamentale, appliquée, prospective, créative, etc.) ainsi qu’à des modalités d’écriture plurielles.

De format apériodique, le séminaire construit sa programmation au fil de l’eau, au bénéfice de l’actualité éditoriale et au regard des synergies académiques, prenant aussi appui sur les problèmes ouverts par une séance pour organiser la suivante.

Séance 9 : 

« Faire avec ou défaire les espaces de l’héritage colonial ? », avec Céline Barrère et Barbara Morovich

Jeudi 29 janvier 2026

Présentation du dossier thématique n°23 des Cahiers de la recherche architecturale, urbaine et paysagère coordonné par Céline Barrère, Muriel Girard et Barbara Morovich (2025). Ce dossier s’attache à démêler les héritages d’architectures et d’espaces produits en « situation coloniale », ainsi qu’à l’exploration des zones de contacts, de frottements et de tensions entre idéologies, négociations culturelles, conceptions de la modernité et des projets de société qui y sont attachés. Que génèrent les traces de ces modes de production de l’espace en termes de rapport au passé et au présent ? Quels sont les mises en mémoire et les récits collectifs où interviennent les mécanismes de refoulement, de suppression, de reformulation ou de réémergence ? Le dossier s’organise en trois sections. La première s’attache à l’ordre muséal comme miroir des continuums et des rapports de pouvoir. La deuxième traite plus particulièrement de l’architecture et des formes urbaines héritées en contextes post-coloniaux. La dernière section aborde des situations plus vives et au présent de conflits armés. (https://journals.openedition.org/craup/16534)

En présence également des autrices Judith le Maire (ULB) et Sara Tassi (ULB)

Céline Barrère est sociologue et urbaniste, titulaire d’un doctorat en urbanisme, et maître de conférences en sciences humaines et sociales à l’ENSAP Lille. Elle est codirectrice du projet de recherche « L’Hôpital comme milieu ». Ses recherches portent sur les récits urbains, les stratégies discursives de « fabrication de la mémoire », à la fois les modes de mémorisation et ce qui constitue un héritage, afin de questionner les pratiques sociales et la production de valeurs, les formes de résistance des cultures populaires et leurs ressources spécifiques. Elle est l’auteure de : avec Caroline Rozenholc, Les Lieux de mobilité en question. Acteurs, enjeux, formes, situations, Paris, Karthala (coll. du CIST), 2018 ; avec Grégory Busquet et Muriel Girard, Mémoires et patrimoines. Des revendications aux conflits, Paris, L’Harmattan (Habitat et sociétés), 2017 ; et récemment publié « Faire mémoire » de New Orleans East : prendre place dans la ville et produire un contre-récit de citadinité », Sarah M. Broom’s « The Yellow House », Atlante. Revue d’études romanes, n° 17 « Socio-poétiques urbaines : construire le discours social de la ville dans la littérature », sous la direction de Pilar Andrade Boué et Angel Clemente Escobar, 2023, [en ligne] [https://journals.openedition.org/atlante/26719] ; avec Catherine Grout, L’Épreuve de l’hospitalité. De l’hôpital à la ville, Lille, Presses universitaires du Septentrion, 2024.

Barbara Morovich est anthropologue, professeure des universités au département d’Urbanisme et aménagement de l’université de Paris 1-Panthéon Sorbonne. Depuis vingt ans, elle développe des recherches sur les transformations urbaines, les mondes contemporains et les inégalités en Europe (France), en Afrique (Kenya, Afrique du Sud, Nigeria) et en Amérique latine (Argentine), analysant la capacité des groupes sociaux dominés ou « minoritaires » à inventer des possibilités pour eux-mêmes à travers des processus de mémorialisation et de patrimonialisation. Elle a notamment publié « Miroirs anthropologiques et changement urbain : qui participe à la transformation des quartiers populaires », préfacé par Monique Selim, Paris, L’Harmattan, 2017 et, avec Catherine Deschamps (dir.), « Esplaces. Espaces et lieux en partage », Paris, L’Harmattan, 2021.Elle a été présidente de l’Association française des anthropologues et responsable de la publication du Journal des anthropologues (2016-2022). De 2022 à 2025 elle a été directrice de l’Institut Français de Recherche en Afrique (IFRA-Nigéria, UMIFRE CNRS) basé à l’Université d’Ibadan (Nigéria).

Renseignements complémentaires :

Muriel Girard muriel.girard@marseille.archi.fr
Matthieu Duperrex matthieu.duperrex@marseille.archi.fr

Adresse :
IMVT, 2 place Jules Guesde, 13003 Marseille

Visuel : Escalier du palais du gouverneur à Basse-Terre (Ali Tur, 1932-1934)
Crédits : Charles-Chulem Rousseau pour la DAC Guadeloupe
(https://journals.openedition.org/craup/17200)